Une sale et moche affaire du style louche épisode III-bis : Un épisode collatéral où deux illustres détectives croisent chemin et fer dans un troquet d’une île lointaine…

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Les dernières notes de musique roulèrent dans l’air chaud-humide de cet après-midi alangui. Les projecteurs s’éteignirent. Flanagan-Johnson avait comme toujours transcendé la chanson car Flanagan-Johnson transcendait toujours tout qu’il touchait, sentait, écoutait, retouchait (car il était très tactile), vibrait.

Quand tel était son désir, Flanagan était la transcendance même. Il faisait des pauses quand même.

La robe grattait quelque peu et la perruque blonde lui irritait le cuir chevelu mais il n’en avait cure; il s’approcha de Sibélius, le moine-détective travesti en prêtre.

L’heure était à l’incognitisme pour tous deux en cette terre bio hostile et ce rendez-vous, à l’ombre d’un parasol « Orangino » se voulait le tressaillement qui secouerait enfin la pulpe malfrateuse de ce monde écologico-conscient.

« Vous m’avez manqué, Sibélius ! »

Celui-ci ne répondit rien. D’une part car il savait reconnaître les phrases rhétoriques, de l’autre car l’écrivain de ces lieux n’avait aucun droit légal sur Sibélius et qu’oser seulement lui faire prononcer mots pourrait valoir poursuite en justice outre-quiévine.

Et, là-bas, on ne rigolait pas avec la justice. Oh non !! Jamais celle-ci ne souriait ! Oh non ! À la limite, elle hochait la tête pour indiquer son approbation à une blague misogyne mais c’était bien tout.

Ce serait donc un monologue de sourd que mènerait Flanagan-Johnson.

Jamais Sibélius n’acquiescerait ou ne nierait ! Jamais ! Du moins, pas en ce blog.

Flanagan exposa ce qu’il savait ou supputait : L’exil du Dodo en ces terres, camouflé en un bécasseau de 18 mètres sur 6, son repaire, une boîte miteuse où la musique était bonne, auquel il se rendrait ce soir, l’envie claire d’en finir enfin, pour de bon et pour une fois avec toutes ces enquêtes ouvertes et abandonnées au beau milieu par un auteur sans vergogne (ou fainéant… Ou qui a une vie), sans que le dodo ne soit, ou débusqué, ou arrêté, ou condamné, ou définitivement éteint par le feu impitoyable de la LOI…

Mais là, là, Flanagan-Johnson sentait le vent tourner.

Il prit donc le temps de faire pivoter le parasol pour que celui-ci point ne s’envolasse.

Oui, l’heure était au finissage d’histoire et pas plus part que dans l’épisode suivant, Flanagan en était convaincu !

Sibélius… Après conseil de l’avocat du blog… Sibélius ne bougea pas davantage car nous n’avons pas les droits sur ses mouvements non plus… Mais Flanagan sentit qu’il était d’accord… Non !!!…  Flanagan avait le ressenti personnel que Sibélius était d’accord… Cela sans qu’il puisse affirmer que c’était la vérité, en spécifiant bien que ce n’était là que son ressenti et que Sibélius n’était en aucune manière engagé à ressentir cela lui-même si ce n’était pas le cas…

C’est là, après une entrevue rondement mené mais avec des baguettes, que Flanagan prit congé.

Il en avait tant appris sur les règles de droit d’auteur, presque trop mais Flanagan était une telle éponge… Dont cette robe était clairement le côté gratteur. Il l’enleva comme Ingrid lui avait tant montré, avec souplesse, et s’en fut vers le dénouement de l’histoire, profitant d’un coucher de soleil un peu en avance sur le dit-dénouement mais bon…

 

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14 réflexions sur “Une sale et moche affaire du style louche épisode III-bis : Un épisode collatéral où deux illustres détectives croisent chemin et fer dans un troquet d’une île lointaine…

  1. Je constate que les droits du dodo sont bafoués, ou à tout le moins pas si tant pris en compte que ceux du moine Sibélius. non mais, un bécasseau de dix-huit mètre sur six !!! si six quoi, en plus ?? Le temps que je dégotte des avocats calés sur le droit des animaux disparus, et ça va assigner grave !
    bon, le souci c’est aussi que le dodo aime rien tant que se gaver d’avocats…

    • « sur 6 » comme… « En sursis » par exemple !!! Moi, je dis « Viens au procès et on parlera des avocats ! » ou alors mieux !! « Porte une bure, viens au procès, paslmodie des trucs en latin (ou grec ancien, on prend aussi !) et on trouvera un commis d’office »… D’ailleurs, à l’épicerie, il y a un commis qui va à l’office, ça pourrait faire l’affaire…

  2. Si je comprends bien le sursis est de six mètres et l’avocat remplace la pastèque .
    En tout cas le parasol orangino, j’ai un peu tiqué, à cause que la pub est censée être censurée, mais bon !
    Avec un vent de Nord-Nord-Est, ça passe.
    (((Discrètement : Ce message s’effacera dès lecture immédiate. Elle craint tant que ça « la Anne » ? Si Sibelius l’ouvrait grand ici je me demande quel genre de désordre sèmerait sa zizanie.)))
    Je suis toujours autant fan de cette enquête qui n’existe pas. C’est une jubilation sans cesse renouvelée qui me prend aux tripes et boyaux à chaque lecture. Merci mille fois patte.

    • Être fan d’une enquête qu’il n’existe pas est une immense qualité, Jo et il est clair com’ roche d’eau que tu n’en manques point !
      Si Sibélius était tenté de prendre voix ici, cela créerait un précédent sans précédent qui ouvrirait des portes, des boîtes, des possibilités infinies, chacune ou chacun pouvant parler de chacune ou chacun chez chacun ou chacune sans que chacune ou chacune puisse aller poser recours chez chacune avocate flamande, wallonne, d’outre-quiévain ou d’outre-ailleurs que quiévain ou chez chacun avocat d’outre-ailleurs que quiévain, d’outre-quiévain, de FLamanderie ou de wallonité, ce qui ne serait -peut être- pas sans conséquences !
      Une autre théorie suppose que ce serait la fin du Monde tel qu’on l’a connu…
      Une autre théorie hésite encore…
      Une autre a une idée qu’elle n’ose pas exposer de peur de se fourvoyer…

      Autant dire que nous naviguons dans un inconnu incertain du style trouble !!

      Merci Jo d’être une lectrice assidue !

  3. Je proteste énergiquement et par l’intermédiaire de mon avocat wallon. Le pauvre Flanagan, c’est en rêve que Sibelius l’a vu perruqué dans une robe grattante : il ne se serait jamais permis. Mais enfin, comme vous le permettez à présent, la séance est levée, Messieurs les jurés. Car je constate derechef, Monsieur le président, que pas plus que Flanagan n’a de prise sur l’outre-quiévrain Sibé, Sibé n’a de droits sur le gentleman Flanagan Johnson de France française. Mais néanmoins et sous toutes les formes et coutures, les deux parties sont, furent, ont été face à face dans ce troquet où tout de même, ils avaient rendez-vous avec l’Histoire, tout ça pour poursuivre un énorme et maléfique bécasseau chantant « Dodo, l’enfant Do » ou encore « Dodo, il a bon dos, ré rayon de soleil d’or etc). Mais que fait la justice ? Je vous le demande. Pas grand chose et heureusement que les protagonistes et maitres des lieux intervinssent pour, peut-être, (mais sait-on ?) résoudre cette énigme n’ayant jamais eu lieu. En tout état de cause, cette rencontre sous le parasol fut mieux que fructueuse. Elle fut déterminante, assourdissante nonobstant qu’on n’a rien entendu ni de part ni d’autre. Mais telle n’est pas la question, cher Maître, revenons-en à nos moutons qui furent récemment encore décimés par une large bête dont on n’a retrouvé que des plumes.

  4. Que voilà une protestation à la fois vraie et (qui) mente parce que, s’il est vrai que Sibélius voit Flanagan en rêve, il est bon de savoir que Flanagan est, par principe, le rêve devenu réalité… De deux, un avocat wallon, m’étonnerait qu’il mûrisse un jour, le climat n’étant que peu propice à sa bonne évolution… De trois, effectivement, la rencontre est avérée et la Justice pose tous ses espoirs en eux, la couarde ! Résoudre une énigme non existante ne fait peur à aucun des deux !… Enfin, de quatre, cette large bête mangeuse de moutons serait-elle du stylez supposée disparue mais bien vivante avec un certain penchant pour la pyromanie ?

    • Ne dit-on pas « Coit-oisie est soeur par alliance de bonne vertu ! »… Alors, c’est vrai qu’on ne le dit pas mais, par expérience, ce n’est pas parce qu’on ne le dit pas que c’est faux et qu’on a pas tort de ne pas le dire !! Je crois…

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