Notre Drôme des pourris épisode 7 : un épisode transitif détransitoire servant de transition

Épisode 6

Résumé exhaustif pour les lecteurs courte distance : Flanagan, célébrissime détective et son acolyte d’une enquête, Andrews, caporal de la Police municipale, infilrés dans une Corsa 4X4, poursuivent avec discrétion deux personnages dont un dodo de 18 mètres sur 6 -ce qui commence à faire un gros dodo- suspectés d’incendier-en-série du container à déchets bio.

Andrews conservait une précautionneuse et réglementaire distance de 154 mètres, intervalle en deçà duquel il est prouvé qu’une filature peut être démasquée.

Le véhicule des malfrats -encore seulement supposés- roulait au pas, longeant les rues abandonnées par les dockers du port désormais endormis et ne rêvant qu’à boire, lorgnant les poubelles déposées par leurs propriétaires, bondées de poches bio nauséabondes.

Que cherchaient-ils sinon leur prochaine victime ? Ils s’arrêtèrent près d’un container que Flanagan évalua à 500 litres. Ils hésitèrent, passèrent finalement leur tour, redémarrant pour approcher d’un 300 litres oublié à même le caniveau.

Une discussion s’engagea entre les deux futurs inculpés, palabres apparemment houleux à en voir les gestes et plumes qui volèrent et les noms d’oiseaux qui furent lâchés.

Enfin, la porte passager s’ouvrit prestement : le dodo mit une aile dehors, puis une patte, l’autre, la deuxième aile, déplaçant ses 18 mètres sur 6 avec une agilité remarquable.

Son acolyte fit de même. Ils encerclèrent la poubelle.

Andrews : « Flanagan, il nous faut intervenir !

– Attendez, Andrews ! Il nous faut un flag’ ! »

Ni une ni deux, les deux désormais officiellement coupables de trash-napping leur offraient sur un plateau, saisissant les poignées de leur victime avec amour pour la déposer dans le coffre de leur véhicule.

Le dodo jeta alors un regard alentour, s’arrêta soudainement, fixant la Corsa 4X4.

Le halo d’un réverbère sur l’aluminium du sandwich d’Andrews, posé sur le tableau de bord, les avait trahi !

Les deux prochainement incarcérés rentrèrent dans l’habitacle, lançant leur bolide à travers la ville, Andrews et Flanagan à leur suite.

Hélas, la Corsa et ses 80 cc eurent bien du mal à rivaliser avec la fougue de sa devancière. Désormais, les malfrats n’hésitaient plus, s’équipaient éhontément de 90, voire même de 110 cc avec toit ouvrant, ce qui compliquait d’autant leur arrestation.

Cela ne manqua, ils leur échappèrent.

Arrêtés à un carrefour, ne sachant où aller, nos justiciers semblaient perdus.

Heureusement, son instinct, son 7ème sens et son inimitable talent regardèrent les panneaux de signalisation. Il lâcha à Andrews « Ils sont là-bas ! » en fixant l’écriteau « Gare portuaire ».

 

Épisode 8

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10 réflexions sur “Notre Drôme des pourris épisode 7 : un épisode transitif détransitoire servant de transition

  1. hé bien (18/6) c’est un bon gros dodo que tu nous montres là ! faut au moins une 90cc avec toit ouvrant pour déplacer ça…
    Sinon, c’est pas étonnant que les « coupables » aient réussi leur fuite, puisque volatil(e)s ils sont !
    et maintenant, la suite !

  2. Misère, c’est du lourd dingue cette enquête ! Mais franchement, laisser son alu briller en pleine filature, c’est hallucinant, et cet Andrews mérite un bon coup de pied au derrière. La souple Ingrid n’aurait jamais fait une chose pareille. Quant à Flanagan, je le reconnais bien là, un flair de blaireau, inimitable et transcendant, des moyens limités de pénétration en territoire ennemi, une concentration de tomates pelées bio, bref, un « à-point » ultra sidéral que ne peuvent qu’envier tous les détectives de la terre, Sibelius compris, qui soudain blanchit de jalousie dans sa chambre austère et crépusculaire. N’empêche, je me demande s’ils vont l’attraper, le gros là-bas. Quel suspense flanaganien.

    • Sibélius, qui n’est jamais un p’tit coup de bure, ne saurait, à tout le moins, pas de trop pour aider à quadriller le périmètre de recherche !
      « Une concentration de tomates pelées bio » J’adooooore !!! Assurément, si Sibélius flanche parfois dans sa chambre austère et crépusculaire, son autrice sait toujours dégainer sa fine plume pour trouver le mot a-des-couettes !

  3. J’ai un doute, là, soudain !
    La corsa 4X4, c’est-y donc la même que celle du dialogue qui chuchote d’une oreille à l’autre des marmottes sous-titré en clair « réveil printanier » ?
    Pask’alors, ça promet. Déjà que les marmottes sont pas trop tristes…
    Si en plus on y adjoint deux enquêteurs fins comme des rames de zones portuaires, je sens l’épique fumeux accident montagneux arriver genre une entorse d’aile de Dodo 18×6 ou encore un incendie de terrier, tout peut arriver avec une imagination aussi concentrée bio que celle des enquêteurs en question.

    • Hypothèse intéressante, très chère Jo, dont j’ignore encore à cette heure si elle sera choisie par le comité des tiques qui supervise et valide la présence de chaque traître mot, chaque f… idée et chaque ressort scénaristique prêtant à discussion qui s’entrechoquent ici-blog !!! A suivre !

  4. Tiens, cela me rappelle un titre de livre, va savoir pourquoi.
    « Les tiques toqués toquent toujours deux fois ». Edition du choc, novembre moins 2017,
    Merci du tuyau 1patte, j’ai bien peur qu’avec l’entorse de l’aile, le plâtre ne gène le comité.

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