Super Génèse 1

Parlons-en de ça… Inévitablement, la question se pose un jour… D’où viens-je ??? Comment fus-je conçu ??? Pourquoi ???…

A ce niveau, je me dois de déplorer le manque cruel de lyrisme dont font preuve mes géniteurs… Leur récit est confus, saccadé, sans grand rebondissement… C’est mièvre !!!! « C’est cul-cul, c’est Prout-prout !! » De la nourriture pour bébé quoi !!!

J’aurais rêvé qu’ils aient vécu grandiose idylle, qu’ils fussent morts dans le poison d’avoir trop été déchiré entre orgueil et préjugés, un mélo à l’anglaise quoi…

Lui se serait appelé John, riche dignitaire britannique, élégant lord anglais à l’oeil intriguant et l’entre-jambe virevoltant de coeurs en corps comme on culbute les habitudes…

Elle aurait répondu au doux, mélodieux et suave prénom de « Greta », troisième fille de l’archiduc austro-hongrois Philippe Iinnstrucks, inspecteur en chef de la centrale atomique de Instergääden….

Leur amour eut été, sinon impossible, vachement compromis par des goûts et us et coutumes et orgueils et préjugés séculaires les enjoignant, l’un à continuer à entreprendre la pucelle roturière des faubourgs londoniens, l’autre à assouvir les vils instincts marificateurs d’un entrepreneur teuton fabricant de coffrage de coeur nucléaire qu’elle avait rencontré à la kermesse annuelle de l’Atome.

Le Coeur a ses raisons dont l’orgueil, les préjugés, les us et coutumes, les sécularités les plus absconses ne sauraient entraver la marche triomphale… Bref, le Coeur -ou sont-ce les hormones- les avait conduit à enfreindre les règles de bienséance, les us, les coutumes, séculaires qui plus est, à mettre l’orgueil au rebut, les préjugés au recyclage, bref à se voir coûte que coûte parce que… Le Coeur -ou les hormones- ben, ça fait ça !!!

Or donc, ils se seraient retrouvés devant un abribus de la liaison FrankBurgën-Arkistovichnosky, en secret, discrètement, tout ça, lui vêtu d’un tweed camel à boutons dorés, surpiqure latérale, épaulettes en duvet de canard des Indes, elle d’une étole vert anis en lycra cotonneux 72% lavage en machine à 30°, repassage à froid, stockage à tiède…

Les mots auraient été lourds de sens.

Lui : « Greta… (du dépit dans la voix)

– Mein délicäteu John…

-Greta, I dois, demain partir pour Londres… Des affaires call Me là et je me dois de follow my destiny lourde de sens qui m’adjoins à suivre mon Father’s step… Voilà quoi !!

-Arrrrrr (dépit très lourd de sens)… Ich dois être fidèle à mein famille auch (cf aussi)… Ich aurais préféré liebe dich mais Ich peux pas en fait…

-A thousand guts !!!! Comme notre story is tragic !!! »

Stupeur, dépit et tremblements…

« Dear Greta, May You venir avec moi in calèche for a dernière time ???

-Arrrr (encore mais moins sur le dépit, plus sur la surprise), Cela me semble une wonderbar idée !!!… Da calèche est une pratique totalement dépourvue d’ambiguité sexuelle in ich pays… »

Ils montèrent donc dans la première calèche qui leur tendit la contre-marche… De la jolie calèche !!! Deux essieux, barre de renfort latéral, ressorts compensateurs de dénivellation, banquette molletonnée en coton de Chine 50% mercure du Tonkin, plancher bois d’Hêtre.

Ils longèrent la rivière, et l’humidité les encouragea à se lover sous le plaid 5% élasthane, 25% coton, 70% polymère profilé, idéale opportunité d’approche que John comptait bien mettre à profit.

Extrait du livre – « Le mâle dézingue »  :

L’air frais et humide les inondait de torpeur (sic) et Greta, alanguie à la façon slave du Nord, semblait perdre pied sous cette couverture qui la brûlait un peu (ça, c’est l’élasthane) et la piquait franchement (le coton, c’est parfois pas agréable).

John sentait bien que le moment était venu, que rien, pas même ce Monde fou qui les oppressait, pas même l’orgueil,les préjugés, les us et coutumes, pas même le terme « séculier » bien trop employé dans ce texte, ne pourraient l’empêcher de succomber à l’ivresse des sens qui le happait… Bref, il n’y avait plus qu’à conclure…

Sa main, furtive et insinuée, commençait à avancer sous le plaid, funeste annonciateur d’une torride et inévitable nuit qui les porterait au pinacle jusqu’à les en faire choir, qui les avilirait, qui les broierait mais leur ferait quand même vachement de bien…

Greta semblait assoupie, comme offerte, abandonnée aux desseins les plus sombres de John et, en lui, le sang affluait en certains endroits.

La poitrine de Greta lui était généreusement offerte… Bon, il y avait aussi les boucles de ses cheveux, son sourire mutin, ses yeux de biche, ses fossettes mutines également mais, ne nous le cachons pas, c’était surtout son décolleté outrageant de splendeur découvrant sa peau mate, douce, galbée et charnue qui l’attirait… Enfin bref, autant d’atours -mais surtout un ou deux- qui faisaient (je fais l’accord avec atours avec un « s » même si… Bon..) son sang en lui n’en faire qu’un pour, finalement, aller là où il affluait donc en telles circonstances…

La nuit était écrin, le temps arrêté, la folie des hommes, leur orgueil, leurs préjugés n’étaient que floue optique qui ne les empêcherait pas d’au péché succomber…

Il la toucha entre l’os iliaque droit et l’articulation coxo-fémorale et et elle sut que le moment était venu… Elle était prête, ses sens étaient comme allumés d’une inextinguible frénésie… En un mot, elle se sentait comme la rivière…

Leurs regards échangèrent un doute en l’espace d’une milli-seconde et, pris par l’hardiesse et l’inconscience de l’instant, ils s’embrassèrent fougueusement…

Leur désir était ardent… Et ils virent un buisson… Ils hélèrent le cocher, descendirent dans une folle farandole rien qu’à deux, se tenant par la main comme on peut tenir le Monde, enfin débarrassés du corset d’incertitude qui avait annihilé leur évident désir jusque là… Ils coururent derrière l’arbuste et… PAM !!!!!

Voilà une histoire qui a du cachet… On sent l’émotion, on vibre, on s’émeut… On se sent grandi d’être l’heureuse résultante d’un page merveilleusement écrite de l’Histoire…

Bref, c’est mieux que de se savoir le résultat d’une coucherie de réconciliation après une dispute car « Belle-Maman a trop tendance à user de son jeu de clé d’urgence pour venir arroser les fleurs et changer les draps »…

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