Certains te refuseront
Par trop de timidité
Doute et honte,
Ne pensant mériter.
D’autres,
Fierté en étendard,
mépriseront l’offrande faite
D’une vie
Qui ruisselle leur direction.
Les suivants n’auront d’yeux
Que pour tes formes
Joliment enrubannées
Dégusteront du regard,
N’iront au-delà du voile
Car il leur suffit.
Quant à ceux qui oseront,
S’intéresseront,
Percevront sous l’écorce,
Le suc et le miel,
Enjamberont en un instant
Leurs peurs, attentes et croyances
Comme ils n’auraient jamais pensé pouvoir,
Portés par l’évidence
Qu’expriment leurs sens enfin écoutés,
Ceux qui pourront autant aimer
L’écrin et l’ancré
Goûteront toutes tes saveurs,
Émois et aspirations,
Ceux qui sauront ne jamais s’arrêter,
Et découvrir encore et encore,
S’étonner toujours,
Recommencer souvent,
Sur qui glisseront les contretemps
Comme autant de portes qu’on ouvre,
Verront en chaque différence l’aubaine
De se réécrire jusqu’à l’infini,
Et sauront Accorder
Nouveauté et habitudes,
ceux-là reconnaîtront
Que tu es
un cadeau.

Selon que le cœur balance, entre Byzance et névrose (?) !
Merci Ornitho