Pan Pan

Chacun avait curriculum à faire valoir.


Le premier, héritier de la plus longue lignée de bûcherons, avait découpé la forêt des milles arbres en cent jours, décapitant ici, ratiboisant là, le tout sans gants et nulle écharde.

Le deuxième avait, avec une poignée de compagnons, débroussaillé tout le pan Est de la ligne de chemin de fer partant de très-là-bas pour arriver à très-loin-de l’aut’ côté, sans aucun point de côté et à peine essoufflé à l’arrivée.

Le troisième ne dit mot et fit 3 cannes de bois en 2 minutes, bien rangées, coupées à 50 cm, parfaites pour n’importe quel foyer ordinaire.

Pan hésitait. Chacun avait talent et assurance, chacun avait compétences, mais fallait bien choisir.

Celui qu’il désigna, que nous ne nommerons pas car le but de ce texte n’est pas de faire des jaloux, de stigmatiser les deux autres minables loosers, celui-là leva l’arme, dextérita tant et tant que le dieu n’en sentit rien.

Carapace tombante, partit, se sentant serpent, mû vers un autre lui.

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