Le 4ème souffle

Afin de ne pas alerter les autorités sans-vents-istes, c’est avec la plus grande discrétion que 1001 vents se levèrent, précautionneusement cachés sous le manteau de neige qu’ils soulevèrent.

De près, on eut cru un brouillard mais un brouillard venteux.

D’assez loin, cela ressemblait à une tempête de neige mais une tempête de neige parcourue de bourrasques.

Sur la carte radar météo, c’était tout simplement le plus grand ouragan jamais vu au pays des sans-vents.

Rétrospectivement, ceux qui avaient annoncé ce fameux « plus grand ouragan » reconnurent que les ouragans du pays des sans-vents étaient par nature calmes et sans vents.

Sauf celui-là, vraiment pas calme et clairement fort venté.

Accrochés à leurs traîneaux, les cinq plus quelques cendres étaient ballotés de gauche à droite avec violence et manque de délicatesse.

C’est à cet instant que le vieux Füg, maître-traîneau cria un « Suivez-moi ! », fendant la folie.

Un « Suivez-moi ! » que ceux de l’autre traîneau jamais n’entendirent.
Brouillard et lamentations terminés, nos héros étaient séparés.

2 réflexions sur “Le 4ème souffle

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