Couve-feu 20

Le soir venu, ils firent halte.

Il chassèrent, tuèrent, dépecèrent et mangèrent.

C’était comme leur passé, finalement ! Si simple !

Une vie d’avant où, dans leur village, avec leurs amis, ils chassaient, tuaient, dépeçaient et mangeaient, réunis autour de la gran’table générale où les rires, les chants résonnaient jusqu’au bout de la nuit.

Et comme le jour, pendant des mois, oubliait de se lever, alors manger, rire et chanter ils continuaient.

Une image à l’apparence belle mais si imparfaite.

À présent, les rires sont modestes, les chants hésitants, flamme crépite mais leurs coeurs se tordent.

Loin de ce qu’ils pensaient être leur passé, présent et avenir, il leur faut reconstruire.

« Ithak ne s’est pas fait en un siècle » dit la légende.

Il a fallu cinq heures à un dieu (le frère de l’autre) pour la réaliser, gros oeuvre et finitions comprises (pose des plinthes en sus).

« La solution est donc simple » clame Oïyok une idée-à-la-seconde Oïyok « Je n’ai qu’à devenir un dieu ! »

2 réflexions sur “Couve-feu 20

  1. Si la plinthe est déposée en bonne et due forme en bas des parois de l’igloo, yapluka construire le mythe en érigeant avec tact d’Ithak Ithak au tac une Odyssée légendaire en poudre blanche comme neige. Avec l’hélice en poupe, un Dieu sirène un Récyclopé gardien de doutons et un chien reconnaissant, il ne manque plus que la toison d’or en peau de phoque et une distorsion divine de broderie au point de croix pour que ça colle.
    Enfin, je crois…
    En dédoutre-feu commentaire, 1pattes, je te renphlofoire ma plus belle marmotte de belle soirée, qui ronronne, bien sûr.
    Car c’est une marmotte Sud-Sud.
    🙂

  2. Comme il n’y avait que 5 étoiles, je n’ai pu noter ton commentaire que « 5 étoiles » mais, pour sa pertinence, son élocution parfaite (ne nous leurrons pas, nombre de commentaires ont, de nos jours, tendance à jouer avec la substance grammaticale, non seulement dans les grandes largeur mais aussi dans la petite longueur), sa subtilité, sa justesse, sa largesse d’esprit, sa tonalité que Jean-Gilles n’aurait dédaigné, son émotivité, méritait plus, au moins 7 et même, dans ma générosité affirmée, un 8 étoiles et demi, le demi n’étant pas rien puisque le fils d’un pulsar…

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