Les froids pieds

 

Capitaine sincère affirmera

Que mutinerie vient rarement au moment adéquat.

Que, sur nulle carte,

Sous aucune latitude,

Maniement du compas fut-il du plus subtil,

Et longue-vue perçante comme l’aigle,

La vague ne s’annonce.

Prévoir vaudrait sortilège.

Elle vient de loin, invisible.

Capitaine honnête admettra peut être

Savoir où il pécha,

Là où fracture eut berceau.

Capitaine a signé pour ne jamais quitter,

Sinon le dernier,

Le bateau à la coque la plus voilée,

Aux voiles les plus éprouvées,

À la proue la moins armée.

Capitaine doit,

Entre tête et pieds,

Rester froid bien que mouillé,

Jamais embrumé quoique submergé.

C’est à ce moment qu’il s’affirme,

Rameute les troupes,

Accompagne et incite à adhésion.

Le cœur emporte tout,

Renverse l’inextricable.

S’il doit, finira en radeau,

Pas tête haute,

De cela se moque,

Mais tumulte réveillé,

Force affirmée,

Convictions habitées,

Révélé face aux éléments.

 

 

Une réflexion sur “Les froids pieds

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