Terre

 

D’une terre né,

Ne la voyant qu’objet,

La foule avec dédain.

 

Ses yeux attirés par le vide

Miroitant au-dessus,

Ces déesses étoiles

Où seul, pour lui,

Réside l’envie.

 

Refuse d’être graine,

Réfute sa nourrice,

Vénère l’espace,

Berceau plus conforme.

 

Se noie dans cet impossible

Quand son contraire,

Synonyme d’un merveilleux,

Réside à ses pieds,

Déjà palpable,

Existant,

À portée.

 

Face aux oeillères

Qu’il prend soin de garder,

L’échine courbe

Afin qu’il voie,

Enfin,

D’un autre regard,

Cette direction si facile,

Qu’elle lui reste invisible.

 

Il lutte,

Tant il ne croit là

que plier.

 

Sa vue reste obstruée

Et dure le manège,

Sinon indéfiniment,

Jusqu’à ce qu’il comprenne.

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2 réflexions sur “Terre

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