Moi, prix Nobel…

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Il manquait à l’évidence un léger quelque chose dans ma vie… Genre un legs à l’Humanité…

Une trace… Telle celle – de poussière- laissée sur cette étagère par un vase chu lors de l’ultime passage d’une féline de mes ex-connaissances ayant, avec moi, ouvert discussion bifurquant sur dispute… Une tout autre histoire…

Par quoi remplacer l’absence ? Pas la sienne… Non non !… J’en étais ailleurs… Ah oui !!… Donc, paraît-il qu’à 50 ans, si tu n’as pas eu un prix Nobel, tu as raté ta vie… Ma foi, 8 années m’en séparant, l’objectif me paraît atteignable et ce trophée, sur cette étagère, ferait bel effet et jolie affaire !

C’est acté ! À la chasse !

J’allais fort et vite en besogne, oblitérant la vraie question : Un Nobel, ok mais lequel ?

De Littérature ?… la facilité d’aller, circuler, vaquer où l’on m’attend étant mièvre de sûreté, je n’y accordai nulle seconde d’intérêt ! À cela je viendrais plus tard, je pondrais livre à succès au bout de mon fort lointain hiver… Ou quand l’idée géniale viendra !

De Chimie ?… Mes ex-professeurs, paix à leurs syndromes traumatiques post-collégiens, riraient volontiers de cette idée si mes réponses n’avaient pas déchaussé de leurs cavités respectives majorité de leurs dents ! Offense supérieure jamais ne leur adresserai !

De la Paix ?… Voilà qui me parle davantage… Ne suis-je pas un chantre de sérénité, mi-Bouddha… Mi-boudeur aussi !… La crédibilité compte dans l’élection paraît-il mais bon, admettons… À arrêter guerre, encore fallait-il en trouver une voulant jouer le jeu ! Une piste enfin !… Trouver conflit qui n’attend que résolution, apporter LA fameuse résolution et concourir ainsi à récompense. Le croirez-vous, les guerres ne sont pas si faciles à arrêter, les belligérants sont peu conciliants et préfèrent passer leur temps à mesurer qui a le plus gros canon… je révoquai cette possibilité !

Médecine donc !!! Je l’avoue, j’ai manqué de persévérance… Après trois greffes réussies, une dizaine de transplantations diverses, deux rhumes et une bronchite colmatés, une certaine routine s’installe ! Je sectionne ici , j’agrafe là, je me croyais revenu en EMT. Bref, non !

Diantre, où se cache donc ce défi que je ne saurais vaincre ?

En Physique peut être ? Enfin un domaine à ma hauteur ! L’Univers se présentait à moi, avide -c’est lui qui me l’a dit !- d’être surpris par un de mes traits de génie en Astronomie !… Je ne saurais me contenter d’un simple astre découvert, d’une exo-planète mise à jour, non !!!… Il me faut du clinquant, du grandissime : une galaxie, un système entier, plusieurs amas, une…. (soupir)… Constellacíon… Mon ex ainsi se nomme, la tilde acérée, le verbe haut, le geste vif, détestant «Ghost» et encore plus les poteries… Plutôt spéciale… Une féline perchée…

J’en ai perdu le goût de la Physique… Dommage ! Je serais volontiers passé à Postérité… Quoique non !!!!… Je ne ferais jamais ça à Constellacíon… Postérité et elle sont amies depuis le lycée…

Restait la physiologie ! Etudier l’humain, disséquer sa trame, l’analyser jusqu’à moelle et au-delà; trouver le spécimen exceptionnel et l’éprouver au contact de son extérieur, l’expérimenter à l’infini… J’avais bien le sujet… Un sujet exceptionnel en effet ! Mais… On m’aurait taxé d’égocentrique !… Ce qui, vous le l’accorderez, aurait été… Abusé ! Je ne l’aurais fait que pour la Science !

À bien y réfléchir, cette étagère pourrait longtemps se languir d’un nouvel occupant ? Peut être ?…

Après, qui sait !! Le vide, par nature, déteste le vide et appelle la nouveauté…

Je suis prêt, nouveauté !

3 réflexions sur “Moi, prix Nobel…

  1. Moi, j’y verrais bien un chat pelotonné à côté de la patte, non ? Et bravo pour cette recherche de Nobel qui m’a beaucoup amusée car quand on y songe, il ne reste plus grand chose effectivement comme prix de consolation sinon de patte à physique (la vôtre s’entend), de chat manisme évidemment et enfin j’allais oublier de patte à modeler. Mais vous auriez le premier prix, ça c’est sûr !

  2. Donne-moi ton adresse, je t’enverrai l’affreux vase de Tante Mathilde. Il sera en valeur sur cette tablette.
    Sinon, il suffit de téléphoner à Oslo pour qu’une commission crée un nouveau prix Nobel, celui de la meilleure patte dans l’encrier.

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