Notre Drôme des pourris épisode 2-bis: un épisode préquel qui revient, du coup, en arrière mais c’est normal, c’est assumé, c’est à la fois un effet de style mais aussi utile, vous verrez !

Épisode précédent (quoique !!). Techniquement, celui-ci suivrait plutôt l’antépénultième !

Flanagan-Johnson s’était lancé sur la piste du « D… ». Il descendit à l’arrêt de bus le plus proche et finit à pied les 400 mètres le séparant de l’adresse, le 6, rue des allumettes.

La gare portuaire était vide ce vendredi après-midi. Étrange pour un jour d’arrivage.

Seuls passaient , au loin là-bas, les dockers du port du genre qui, une fois le travail achevé, ne pensent qu’à boire en regardant des femmes danser, et ça tous les soirs.

Sinon rien.

Le 6. Une plaque à côté de la porte d’entrée « Domenico Dodon, docteur en paressologie carnetolistique » et une inscription à côté de la sonnette « Sonnez puis entrez ».

Flanagan, qui aime suivre les indications quand il y en a, sonna puis entra.

La salle d’attente était vide. Au mur, une impressionnante collection de chalumeaux attira son attention quelques secondes.

Il s’assit, commença à feuilleter les revues réglementaires des salles d’attentes, releva deux-trois conseils sexo pertinents, reposa ses lectures et commença à s’impatienter. Nulle âme qui vive, pas même une secrétaire derrière le bureau.

A ce même instant, le téléphone sonna. Flanagan nota que la sonnerie avait une mélodie souple, très souple. Intuition, il se leva et décrocha :

« Ingrid !

– Monsieur, le commisaire divisionnaire-en-chef Thomson vous demande !

– Ah bon ? Pourquoi ?

– Il requiert votre assistance car le préposé aux clés de l’institut scripturo-légal est injoignable ! (véridique, vous en saurez plus en lisant l’épisode 3) Il dit que vous avez un double ! »

Oui. Flanagan avait un double. Une sale histoire encore ! Peut être un futur prequel à lire ?

« J’y vais de ce pas !… Mon petit (car Flanagan appelait Ingrid « Mon petit » sans que ce soit condescendant ! D’ailleurs, ils touchaient le même salaire, ce qui est normal quand on y pense parce qu’elle fait des heures la p’tite !), annulez mon cours de pilates !

L’autopsie est seulement prévue demain (voir épisode 3 dont vous venez probablement.. D’ailleurs, libre à vous d’y retourner via ce lien mais sachez que vous retomberez ici plus tard) à 8 heures du matin… ou plus tard si vous préférez mais faut prévenir !

– Bon… Je dois quand même repasser au bureau, j’ai oublié mon sac de sport ! »

Flanagan raccrocha. Toujours personne dans ce cabinet. Il reviendrait ! Là, il devait partir car Lubmina n’aimait pas qu’on arrive en retard au cours, ça rognait sur l’échauffement !

Épisode 3 ?

Épisode 4 ?

 

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11 réflexions sur “Notre Drôme des pourris épisode 2-bis: un épisode préquel qui revient, du coup, en arrière mais c’est normal, c’est assumé, c’est à la fois un effet de style mais aussi utile, vous verrez !

  1. Rah, je trouvais ça drôdrôlement sympa de me retrouver simple visiteur dans la salle d’attente d’un homonyme homologue, et vlan vlatypas que (très souplement, j’en conviens) l’intriguante intrigue se détourne pour aller résoudre les séquelles d’un préquel !
    quel micmac !

  2. J’aime bien « ça rogne sur l’échauffement »,
    je ne pense pas que lui, en manque beaucoup,
    mais je m’en souviendrai pour le groupe que j’anime. J’imagine déjà leur étonnement et leurs sourires 😉

  3. Ah, ces marins du porc ! Faudrait qu’ils consultent plus souvent le docteur en paressologie carnetolistique couleur chalumeau. De toute façon, malgré Pilates, Flanagan ne sera jamais aussi souple que « mon p’tit », mais presque, tout de même, que le secrétaire de Sibelius qui envie toujours avec dégoût, mêlé d’envie et de jalouse, son collègue et néanmoins zami Fifi (pour les très intimes).

    • Après, ces notions de souplesse, très souplesse restent subjectives car la norme de souplesse est-elle la même à Bure-land et à Miaou-Land ? Peut-on pratiquer aussi aisément selon qu’on est là ou ici ? Enfin, qui dicte quoi ? Et comment ? Et où ? Tant de points d’interrogations embauchés pour un commentaire qui n’est pas sûr de pouvoir les rémunérer à la fin du post et qui pourraient finir au chômage technique si on venait à leur répondre !!!!

  4. Renseignements pris, et pour tenter malgré le risque de chômage associé de répondre en partie aux interrogations sur l’existentialisme-land, ce serait un complexe d’agilité chronique selon Freud, sur lequel Lacan s’est rallié en ajoutant une notion de ductibilité encore impensée à la théorie. Il avait toujours un grain de sel à rajouter celui-la.

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