Le fugi-dodo-tif II

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Le lendemain matin, la serviette ovoïdale fut retrouvée au même endroit, abandonnée dans le sable par l’odieux faux-félin faux-couveur.

La marée montante de 5h du mat’ l’avait presque rejointe quand celle-ci fut secourue par le service de nettoyage prenant son quart à 5h05, commençant sa ronde par les allées adjacentes à la plage à 5h07 pour commencer à en ratisser le sable à 5h12.

Hélas, à 5h13 et dans l’urgence de la montée des eaux, la manipulation ne fut pas des plus habiles et « l’oeuf » s’effondra com’ une grosse M…asse en coton.

Le Chat-mu vint au plus vite sans qu’il ne puisse que constater le drame ovipare : la serviette, bien que blanche, bien que produite en local et tissée à la main, bien que bénéficiant de scrachs ajustables-réajustables, se révéla fausse couche. Stupeur supplémentaire : l’autopsie des fibres ne révéla pas l’ombre d’un embryon de jaune ou de blanc, confirmant de l’oeuf présumé l’imposture.

A moitié choquée à moitié désintéressée, l’assistance assistant à l’affaire, respira mieux quand la police vint distribuer des poches en papier.

C’est dans un concert de Pfff-Pfff que Flanagan-Johnson posa pied dans Miaou-land.

Dépêché pour étouffer l’histoire dans l’oeuf, maladroite formule ayant presque valu à l’auteur que vous lisez de se faire incarcérer pour complicité d’humour déplacé, Flanagan n’attendit pas pour prendre des mesures drastiques : les séjours de remise en forme furent écourtés et les félins de tous bords renvoyés dans leurs chat-mières, ceci afin de ne laisser en place que des officiers déguisés en matous et sensés confondre l’ailé contrevenant.

Deux semaines de 20 jours s’écoulèrent dans ce Miaou-land en quarantaine, chaque chat-faussaire-assermenté jouant à gambader, griffer et régurgiter  à qui miaou-miaou sans que le coupable, le fameux « D-O-D-O », ne daigne re-forfaiter d’acte délictueux.

C’est à cet instant que Flanagan, limier parmi les limiers, ex-cep-tion-nel cerveau en constante ébullition, sommité reconnue par l’ensemble de la grande famille judiciaire, envisagea une théorie implacable, de celles que seul un talent supérieur peut envisager, à savoir que l’abominable responsable de ce chaos chat-otique avait été renvoyé à ses mainates en même temps que tous les innocents.

On continua quelques mois de plus afin de valider l’hypothèse mais rien, rien de rien, pas un gramme de plume ne vint contredire cette remarquable inspiration.

 

 

2 réflexions sur “Le fugi-dodo-tif II

  1. I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !!! I-N-O-U-I !!! C’est le Dodo invisible, invincible, indescriptible, irréductible, inextinguible, j’en passe et des crèmes de gratin !
    Les poches en papier, c’est pour la spasmophilie ?
    Il était moins une pour l’œuf ! Sont bons, les sauvœufs. Probablement en coton damassé.

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