Les douze saloperies (le contrôleur passera 3 fois-épisode 4) : une enquête globulante et rouge de Flanagan-Johnson

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La fumée venait de là !!

On réquisitionna tous les ventilateurs de l’étage secrétariat et, après cinq minutes de flout-flout en série, les pales permettant par un effet de souffle d’évacuer la fumée dans une direction homogène, on réussit à voir plus clair dans l’histoire !

Flanagan se dirigea tout de suite dans la pièce où il avait interrogé la cigogne. Hélas, quand il ouvrit, il vit un spectacle qui vous est décrit juste en dessous.

Un trou béant de 18 mètres sur 6 -qui ne manquera pas d’interpeller les lecteurs assidus (voir les boulangeries part 3)- dans le mur du bâtiment offrait une vue plus dégagée sur le port où, parfois, des marins fredonnaient plus qu’ils ne chantaient, sirotaient plus qu’ils ne buvaient, trépassaient plus qu’ils ne mourraient.

La cigogne avait été divisée en douze parts de cigogne soit 72 morceaux – assez réguliers, notons-le- disposés à équidistance latérale l’un de l’autre, la macabre mise en scène prêtant à interprétation.

Le BDI, les bureau des interprétations, convint que c’était macabre, certes, mais qu’il s’agissait surtout soit d’un P… de B… de M… de ressort scénaristique né d’un esprit sinon divin carrément génial soit de la fameuse théorie de l’approximation coutumière, thèse développée avec hardiesse, pas mal de génie aussi mais moins de divinité par Edmond Parsanbleu-Deparlepair, mathématicien reconnu, qui avait prouvé par l’expérience que 95% -sur un panel de 6000 individus répertoriés à ce jour- des oiseaux explosés à l’aide d’une grenade s’appliquaient après coup à déposer leurs acabits « pas en bordel et pas n’importe comment » dans un pur but de simplification de la logistique de nettoyage.

Flanagan, lui, s’intéressa bien moins à l’ornitho-grenadologie, science hélas trop décriée dont ce blog se fera fort tantôt de réhabiliter l’évidente nécessité, surtout dans ce B… de M… de fichu monde d’allergiques au gluten; il inspecta les bords de mur qui s’effritaient, il vit au loin quelques femmes infidèles, convint de l’évidence de la chose, revint à l’intrigue diaboliquement géniale et surtout divine pour constater qu’à cet endroit, le crépis du mur n’avait pas été piqué !

Mais pourquoi ? Mais comment ? Il se rappela que la cigogne et lui avaient entendu un tac-tac, et non pas le traditionnel tic-tic (vous retrouverez ce crucial indice ici) réglementaire de toute bonne décrépitude qui se respecte.

Bien sûr ! L’entreprise de maçonnerie -A coup sûr des artisans à la solde de quelque industrie bio- était de mèche avec le poseur de bombe ! Ils n’avaient pas piqué car ils savaient la probabilité de l’attentat !

Le lieutenant-trésorier-adjoint Simpson-Joseph rechercha dans les dossiers, à la lettre « T » comme travaux d’embellissement extérieur, le devis de l’entreprise en question !

Une réunion de crise fut organisée ! Le prix exorbitant du devis, l’absence de détail concernant les travaux effectués, l’aspect sommaire, sans adresse ni TVA intracommunautaire, d’un document que Nicolls, le divisionnaire-quartier-chef, qualifia de « Ni fait ni à faire** » n’offraient qu’une hypothèse ! Il y avait taupe au bureau des décisions d’adjudication des budgets de travaux d’embellissement, le BDADBTE, qui avait donné l’aval en amont !

Tous regardèrent dans la direction de l’endroit où aurait du se trouver Samuels du BDADBTE. Il n’y était pas rapport au fait qu’il était en RTT.

Flanagan, son oeil de fouine, son nez de lynx, lâcha : « Donnez-moi l’adresse de Samuels ! Il est la piste ! »

 

…Par là pour consulter le bottin à « S… S… Samuels »

 

 

** Ni fait ni à faire, marque déposée, a intenté un procès à ce texte, arguant par notification notariale constatée par acte huissiertique que, proscratinant le jour précis du délit, il ne pouvait nullement être tenu pour responsable de ce qui avait été « ni fait ni à faire » !

 

 

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