Les boulangeries qui n’aimaient pas les femmes qui se cachent pour mourir de Hurlevent – Bouquetière finale

Avant la bouquetière

Station « Tout le mont des cendres », terminus de la 54, ligne de métro mise en service le 13 du mois de Merdre dernier. « Tout le monde des cendres »… Un B… de M… de nom prémonitoire.

Pour l’anecdote, le ministre avait lancé la bouteille de champagne d’inauguration de la main gauche mais cela ne semblait pas avoir porté grand chance car là avait été perpétré l’ultime incendie de la pyro-Anne. « Son galop de départ » avait-elle proclamé dans une lettre anonyme laissée sur place.

« Hennit soit qui mal y ponce » aurait renâclé la commissaire Valentyne en voyant les moulures de plafond martyrisées par les flammes.

Arg !! Les voûtes, voulues en carton mâché imitation bois, et les étais en crépon-paille n’avaient pas résisté et le résultat était catastrophique.

L’architecte était d’ailleurs lui aussi catastrophé : « Pourtant, c’était imitation peuplier, ça aurait dû plus fondre que brûler ! A la limite se consumer mais brûler, ça non ! »

« N’est pas diamant, charbon qui veut ! » proverbiais-je-z’aussi comme je faisais parfois, en aparté, rien que pour moi -et pour toi, public ! J’auscultais de mon oeil mi-lynx-mi-perdrix, les vestiges de ce qui fut le chef d’oeuvre de la société responsable du gros-oeuvre, la célébrissime White star Line.

Cela faisait deux échecs avec le Titanic ! « Pas de souci ! » lancerait plus tard leur PDG « Nous allons rebondir dans les vaccins contre la grippe ! »

Je me remémorais les paroles de l’architecte « Fondre, oui !… Brûler, ça non ! » Je savais qui était responsable de ce B… de M… de gâchis.

Anne ! Elle, qui avait plus d’un tour dans son sac, avait donc laissé une lettre anonyme non signée, sans formules de politesse ni en-tête, un pur scandale ! A côté de la feuille A1, un crayon HB1 de 59 cm sur 5 de diamètre pour un poids total de…

Jeu-concours « Je participe à la capture : trouver le poids exact du crayon HB1 »

Forcément, les esprits trop rapides accuseraient un dodo de quelques quintaux… D’ailleurs…

Jeu-concours « Je me cultive tout en m’instruisant »

Je décidai de tendre un piège à Anne parce que, il y a un moment où, quand vous avez déjà une Juliette sur les bras + des dauphins à échasses en stand-by, il est bon de clôturer une enquête pour de bon afin de pouvoir, vers le lointain coucher de soleil, s’en aller l’esprit serein, clair, apaisé…

Jeu-concours « Donne ton opinion, cela m’offre un temps de latence pour réfléchir »

Je réfléchissais mais les lecteurs avaient coché plus vite que ma B… de M… d’ombre. Il allait falloir jouer serré : une sortie d’histoire en tire-bouchon me vaudrait sentence immédiate.

Je pensai un instant sous-louer soit la Mort soit l’Ankou à un Carnets de ma connaissance. J’appelai… Sonnerie… J’attendis… Deuxième sonnerie… Désolé, je fais ça en direct… Les aléas… Troisième sonnerie… Zut ! Répondeur… Je laissais un message que j’effaçais aussitôt parce que, comme je n’avais pas préparé de phrases, j’avais un peu balbutié mon propos… Le deuxième essai était bien mais… J’sais pas, je me suis ré-écouté, j’avais l’impression d’être gêné, c’était pas franc alors que… Bref, j’ai tout effacé, je me débrouillerai tout seul.

Quand, d’un coup, d’un seul -parce que je vise bien- je trouvai le stratagème. Pour cela, j’avais besoin de ma souple -très souple secrétaire Ingrid que j’avais un peu oublié en cours d’aventure alors que, franchement, une telle souplesse, ça ne s’oublie pas. Je la grimais en personne moins souple, l’infiltrais dans la prison de la féconde-inspiration et organisais l’évasion de Jobougon, la complice présumée du Dodo qui-n’en-était-pas-un-mais-Anne.

Avec un peu d’idée, on arrive à tout à la féconde-inspiration, même à faire une évasion avec un nombre raisonnable de pertes humaines. N’ayant jusqu’ici grillé aucun joker, je pouvais me fendre de 3-4 « erreurs » collatérales mais, et parce que j’aime les défis, je ramenais ce chiffre à zéro si ce n’est Ingrid qui se blessait à l’ischio en faisant un grand écart.

Vieillit un peu, faudrait peut être que je pense à changer… Jo, elle, se retrouvait free-as-a-dodo et Paf ! ni deux ni trois mais un aussi car, m’a-t-on dit, elle aussi vise bien, elle se dirigea vers la planque où se cachait son odieuse-mais-pas-dodo complice.

Pif cette fois-ci, j’arrêtais les deux gredines la main dans l’sac d’allumettes Clic-clac ! les menottes, Pim-pom ! le panier à salade et… Toooop !!!!!! je clôturais l’enquête en moins d’épisodes que s’il m’en avait fallu un de plus !

Mission accomplie ! Les esprits chagrins relevèrent le caractère expéditif de l’arrstation mais le colonel était ravi : « Flanagan ! Personne avant vous n’avait résolu une histoire à 9h16 précises du matin. Je suis so proud de vous ! »

Et c’est vrai, si on a référencé pas mal d’élucidations sur les coups de 8h24 ou 10h12, c’est bien la première fois que 9h16 était mis à l’honneur dans la conclusion d’une affaire.

« La cerise sur le pommier » comme on dit !

 

7 réflexions sur “Les boulangeries qui n’aimaient pas les femmes qui se cachent pour mourir de Hurlevent – Bouquetière finale

  1. Fallait attendre un peu que j’ai fini de gondoler comme un carton mouillé. Me v’là. D’abord, j’ai signé anonymement non avec un crayon mais avec une souris de taille, queue comprise, de trois pie quatorze de croupe de cheval moins deux pommes. Ca, c’est fait ! Quant au Dodo, plus la veste et le cul pelé, ça doit faire un quintal de pierres quantiques : plus ou moins le poids de Flippé le dauphin, juste après son régime Weight Watchers (je ne touche rien pour cette publicité gratuite, un scandale). Quant à la souple Ingrid, je suppute un coup monté entre elle et Jo-la-bougonne, ex-tôlarde, entubant le Flanagan Johnson en titubant : rien de plus facile quand la mayonnaise monte. C’est d’ailleurs impossible que la bouquetière clôture à 9h16 puisque le changement d’heure n’a pas été entériné, ni dans le nez ni dans les oreilles. De plus, mon syndicat proteste énergiquement contre ces mesures répressives de torsion de récit et déclare la grève syndicale à tombereau ouvert et de manière illimitée sans commune mesure. Rira bien qui rira à moitié !

  2. Oh la vache ! C’est pas du réveil en sourdine cette enquête là ! Y sont tous de mèche, prêts à l’allumer, c’est une vraie bombe à la flanagarnement, sûr que la mine du crayon est dans le coup aussi, j’y parie la bille de mon stylo plume de dodo clavier pyrotechnirire aux larmes compris. Je ne sais pas qui Flanagan a menotté ni où mais bon !

    Moi, j’dis ça, j’dis rien… 😀

    • Flanagan, intègre com’ il est, ne saurait utiliser des outils fournis par l’administration à de sombres B… de M… de manoeuvres insidio-vicieuses… En plus, il a les siennes à lui pour ça…

      • Je me doutais bien que ce ne serait pas forcément bien vécu de la part de Flanagan, une accusation foireuse aussi éhontée ne peut pas ne serait-ce qu’être rapportée à un quelconque conseil que ce soit d’administration ou de service public…
        M’enfin, je ne pouvais passer sous silence un truc pareil… A demi dévoilé il commence à parler, je me demande ce que ce serait si…
        Oh et puis, il vaut mieux que je me taise. Je ne voudrais pas l’enfoncer davantage… 😀

  3. Ouap ! j’ai du retard inspecteur, j’ai beau me mettre au charbon, j’ai la vapeur qui m’en sort par les naseau ! Z’êtes vous sûr de n’avoir oublié aucun nain dice, passe que pour l’instangue c’est plutôt le coaltar, la boulange rie mais n’y pas qu’elle !

  4. Je suis d’accord
    Avec tout sauf une chose : je n’ai jamais dit « Hennit soit qui mal y ponce »
    Mais « bénis soit celui qui pionce  »

    Qui a osé ainsi déformer mes
    Propos : JJJ pourrait mener l’enquête , non ?

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