Les boulangeries qui n’aimaient pas les femmes qui se cachent pour mourir de Hurlevent – part 3

Précédemment dans « Les boulangeries qui… »

11h45. Je n’avais pas progressé. Les traces du Dodo-Yéti que nous avions suivi à l’extérieur de la boulangerie sur quelques centaines de mètres avaient été diluées puis effacées par un crachin malvenu.

Je tentai de ne pas perdre confiance; comme disait un ami cochon le jour de son entretien d’embauche chez un charcutier « Je suis sûr qu’il y a une vie extra sous terrine ! » Ne jamais perdre espoir, la chance allait me remettre sur la trace du Dodo-démon tantôt.

J’arpentais les rues de la ville borgne d’inspiration et sous l’obscurité malveillante de nuages noirs annonciateurs d’un temps instable les-pluies-acides. Cela devait faire au moins une demi-heure. Il était… 11h45 !!??… Zut ! Ma montre « Casablanca » avec les hélices comme grande et petite aiguille avait rendu âme, paix à sa pile.

Le sort s’acharnait, j’avançais désormais en aveugle.

J’allai voir Jobougon, qui venait d’être transférée à la prison de la féconde-inspiration pour voir si elle pourrait me tuyauter sur son ex-acolyte. (voir là leurs sombres méfaits précédents)

« Elle est au mitard ! » me fut donné comme réponse « Impossible de lui causer ! Madame fait sa forte tête, veut pas écrire ! Ici, si t’écris pas, cachot. » mitard2

Je repartais encore plus bredouille. Il était déjà… Bordel, c’est vrai, pas d’montre !… Le soleil devait sûrement avoir atteint son pinacle le plus haut derrière ce voile noir âcre et pas cool.

Je rentrais l’âme sombre à mon bureau. J’y retrouvai avec joie Ingrid de retour de convalescence en avance rapport au fait qu’elle avait retrouvé sa souplesse très souple légendaire.

 » Monsieur Flanagan » -dans cette ville tout le monde m’appelait Flanagan au lieu de Johnson… Tout le monde était plutôt c… dans cette ville pourrie par la drogue, la pègre, les paris clandestins et les marchés bio carotte« Je vais mieux, regardez ! »

Elle me montra qu’elle avait effectivement retrouvé sa souplesse très souple en se penchant par devers le bureau et j’en étais ravi. Mais sa re-souplesse très souple ne m’aidait guère dans mon enquête. Elle se releva un papier à la main.

« Regardez ce que j’ai trouvé caché sous le bureau ! »

Je le pris et lus. Incroyable ! Le dodo était venu dans mon bureau et avait posé une lettre anonyme signée de sa griffe.

Je comprenais dès lors mieux le trou béant de 18 mètres sur 6 dans l’encadrement de la porte d’entrée.

Le papier avait dû s’envoler quand il avait claqué la porte derrière lui. Porte qui jointait d’ailleurs mal aujourd’hui.

« Mon petit » – J’appelais Ingrid « mon petit » alors qu’elle s’appelait Ingrid ! Foutus marchés bio !- « Vous appellerez le ré-encadreur de porte pour qu’il vienne ré-encadrer la porte !

– Bien sûr, Monsieur Flanagan ! tout de suite ! » Et elle saisit voluptueusement le téléphone.

Pendant ce temps, je lus le message.

Le dodo me proposait un rendez-vous au coucher du soleil soit dans… Quelques heures quand l’astre du jour aurait décidé de ne pas insister à darder les alentours vu que c’était bouché-bouché… -Fichue ville de bouffeurs de bio pollueurs !-… Afin qu’il puisse s’innocenter de tous ces méfaits dont il n’était pas l’auteur.

Il me laissait son 06, je l’appelais quand je voulais, on se faisait un brunch ou juste un p’tit apéro tranquillou pour discuter, un ciné en suivant et, qui sait, si affinités, peut être irions-nous plus loin mais ça, seul l’avenir…

Bordel, l’avenir ! Il était déjà au moins Midi passés de quelques heures, je n’avais plus beaucoup de temps. Je lui texto-tais un lieu près du saloon, derrière l’armurerie où nous serions seuls. Je viendrais armé mais sans balles. Il répondit qu’il viendrait plumé mais pas à sec rapport à la pluie. west

J’allai enfin savoir. Et s’il fallait l’appréhender, fut-il triple-quintalogène, je l’appréhenderais, foi de Flanagan !

 

 

 

Ultérieurement dans « Les boulangeries qui… »

11 réflexions sur “Les boulangeries qui n’aimaient pas les femmes qui se cachent pour mourir de Hurlevent – part 3

  1. Je suis passée tout juste entre deux barreaux pour écrire ce commentaire. La photo est fausse, il n’y a même pas de toilettes dans la cellule. Et le sommier est tellement dur que je ne dort que peu, ce qui occupe tout le reste de mon temps à tenter de récupérer du sommeil perdu. Si Dodo m’entend, qu’il vienne fracasser la porte de cette prison comme il a fracassé la tienne.

  2. Mais je ne fracasse pas les portes ! C’est encore un coup -de baton- des marins hollandais qui font rien qu’à essayer de me menacer d’extinction -et tentent lâchement de me faire porter le chapeau !

  3. Un Dodo-Yeti en stetson plumé avec ou sans arme, c’est dangereux. Flannagan Johnson, t’es pas Lisbeth Salander, fais gaffe à tes parties, tu joues un jeu dangereux surtout qu’avec les panais pas nets, on n’est pas dans la m… Je jure beaucoup pici mais c’est pour la bonne cause (toujours).

    • Le problème, c’est que, si les carottes sont pas nettoyées, elles sont plus difficiles à vendre sous le manteau par ces salop… de vendeurs à la sauvette qui rôdent devant les écoles maternelles !

  4. Quelle enquête !
    Je suis d’avis d’interroger le cochon
    Quelqu’un qui dit :  » Je suis sûr qu’il y a une vie extra sous terrine » doit avoir des info sur le Dodo ….

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