L’évidence

Il me plaît de te répéter l’évidence,
Celle qui remplit mes jours et nuits
Encore et encore.
Faire fi des « pffff » ou des « Bah »
Que tu me sers en réponse,
Te raconter inlassablement mon plaisir
De t’aimer, de te faire sourire.
Et tes onomatopées, légers échos de ton ego
Qui, lui, voudrait résister, ne pas se convaincre,
De peur, de crainte, par le passé trop échaudé,
Ces réflexes ne sauraient me tromper.
Je sais lire ton sourire derrière caché,
Se montrant à peine, timide, gêné,
Ayant peine à croire et entendre
Ce que mon cœur a constamment hâte
De te révéler.
Te révéler l’évidence de mes frissons de bonheur
A ta vue, ta présence, ton contact,
A la simple pensée de tes gestes fins, raffinés.
Là est un plaisir sans cesse renouvelé,
Dans ces quelques éclats de ton être que je m’octroie sur l’instant,
Que j’emprunte juste,
Que j’effleure, dont je profite,
Très sage, respectueux, attentionné.
Et ces « pffff », et ces « Bah »,
Loin, dans mon esprit, de te sentir pavlovée
Derrière quelques murs infranchissables,
Ne sont que légères et ultimes défenses
Ne demandant qu’à tomber,
Qu’à rendre armes devant ma douce agression.
Que tu quittes ton armure,
Que tu viennes enfin contre moi te lover, te reposer,
Laisser ton âme approcher, sereine
Qu’elle trouve juste de quoi se ressourcer,
Qu’elle ne se sente ni enfermée ni cloisonnée,
La compléter, la faire vibrer, l’accompagner,
Qu’elle se sente libre d’aller, venir, profiter,
S’épanouir.
Que ce soit très près ou à quelques pas,
Me savoir là.
Telle est l’évidence
Qu’il me plaît de te susurrer
Inlassablement,
Jusqu’à plus soif,
Jusqu’à ce que nous soyons rassasiés,
L’un, l’autre, peut être un jour.
Il sera alors temps d’écrire un autre chapitre, commun ou pas.
D’ici là, le Présent est là, fort, puissant, palpable,
Et il ne demande qu’à être dit, entendu et vécu,
Apprécié, ressenti, accepté.
Il réside en un seul mot, une seule syllabe,
Une acceptation de cette douce évidence,
Le plus simple des mots, bien moins difficile
A prononcer qu’il ne semble,
Bien plus libérateur et moins effrayant
Qu’on ne l’imagine.
Oui… C’en est ainsi.

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