Rimbaud II

 

J’ai sous-loué à mon très cher ami Arthur

Son épistolaire style tant il est vrai que son

Succès plus que vénéré mérite qu’attention

Lui soit portée dussè-je, jusqu’à l’usure,

 

Être éconduit, sot d’avoir osé affronter

A verve littéraire inégale ce talent-né,

Ce génie, jonglant avec mots comme avec quilles

Alors, qu’à côté, éléphant, je ne vaux bille.

 

S’il me vaut revêtir cet habit d’insensé

Trop grand pour moi à l’évidence, accordez

Moi, dans votre outrageuse indulgence, sourire

Afin, qu’en un instant, à l’écarlate je vire.

 

Ainsi récompensé, ma peine de n’être prodige

Sera bien amoindrie, et le cœur tout léger

Parmi mes semblables humains je redescendrai

Revigoré par vos doux yeux couleur vertige…

 

Qu’il fait bon, par telle fibre transie, laisser porter

Son esprit, son corps, son âme à l’unisson. Nu,

Là, Sans chaînes, censure, horizon qu’on n’obstrue,

J’irai chercher courant ascendant pour créer.

 

Timide, je me contenterai de vouvoyer

De nouvelles altitudes, d’en saisir le tumulte

D’imprégner ma patte de cette inspirante pulpe

Pour donner deux ou trois vers, un essai. Oser.

Une réflexion sur “Rimbaud II

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